Au fil des ans, la qualité de vie au travail et le sens de l’engagement professionnel sont devenus des enjeux centraux dans l’économie sociale et solidaire. Avec son 5ᵉ baromètre national, Harmonie Mutuelle ESS redonne la parole à ceux qui font vivre l’ESS au quotidien. [Article partenaire]
Charge mentale des dirigeants, fatigue chronique des équipes, difficultés à recruter, contradictions flagrantes entre mission sociale et contraintes économiques… Les signaux d’alerte se multiplient dans l’ESS et sont désormais largement partagés sur le terrain. Entre les tensions budgétaires et la pénurie de compétences, l’économie sociale et solidaire est plus que jamais confrontée à deux défis majeurs : la qualité de vie au travail et la quête de sens.
Historiquement porteuse de valeurs collectives et d’engagement, l’ESS n’échappe donc pas aux fragilités qui traversent le monde du travail. La perte de repères y fait même sans doute encore plus mal qu’ailleurs, car elle interroge la nature fondamentale de l’engagement : peut-on encore “prendre soin” quand les marges de manœuvre se réduisent de partout ? Et comment identifier ce qui nourrit aujourd’hui, plus que jamais, le sens dans l’accomplissement de nos missions ?
Un baromètre devenu un repère pour le secteur
Depuis plus de dix ans, le pôle d’expertise ESS d’Harmonie Mutuelle (groupe VYV) observe ces évolutions à travers son Baromètre national de la qualité de vie au travail dans l’ESS, mené tous les trois ans.
La dernière édition, conduite fin 2022 auprès de plusieurs milliers de salariés et de dirigeants, avait déjà mis en lumière des équilibres fragilisés, mais aussi une forte attente d’actions concrètes en matière de prévention, d’organisation du travail et de reconnaissance.
Mais en 2026, après plusieurs années de baisse des financements publics, d’inflation et de hausse des coûts, de transformation des métiers, de montée des risques psychosociaux ou de santé mentale, la QVT dans l’ESS n’est plus un sujet accessoire : elle est devenue facteur de résilience et d’attractivité.
Pour apporter son soutien aux employeurs et salariés de l’économie sociale et solidaire, Harmonie Mutuelle ESS vient donc de lancer la 5ᵉ édition de son baromètre de la QVT dans l’ESS, dédié à la question du sens au travail. Au travers d’un questionnaire anonyme, cette enquête vise un objectif clair : photographier le secteur en 2026, donner la parole aux acteurs de terrain, et nourrir des leviers d’action pour agir de façon positive et favoriser cette recherche de sens.
Donner la parole à celles et ceux qui font l’ESS au quotidien
Salariés, dirigeants, responsables associatifs, managers coopératifs, entrepreneurs sociaux… Le questionnaire est accessible du 9 mars au 12 avril et s’adresse à l’ensemble des professionnels de l’ESS, quels que soient leur taille ou leur statut.
L’ambition de cette enquête dépasse largement la mesure d’un simple « niveau de satisfaction » au travail. À travers des situations concrètes du quotidien, elle vise à mieux comprendre ce que vivent réellement les professionnels de l’ESS, ce qui les mobilise, les soutient ou, au contraire, les met en difficulté.
Il s’agit aussi de mieux comprendre comment les collectifs tiennent dans la durée, ce qui protège ou fragilise la santé au travail, comment se construisent les compétences et la reconnaissance professionnelle, et ce qui permet de concilier engagement, efficacité, éthique et équilibre personnel, tant du point de vue des salariés que des dirigeants, dans un secteur soumis à de fortes contraintes.
Dans un secteur assailli par les demandes de mesures d’impact chiffrées, ce baromètre QVT ESS entend donc rendre compte de la réalité humaine. Il joue un rôle de révélateur, mais aussi de boussole pour les partenaires sociaux, les employeurs et les acteurs de la prévention.
Le sens au travail : un fil rouge qui dépasse l’ESS
La question du sens au travail ne concerne pas uniquement l’économie sociale et solidaire. Selon un sondage Opinion Way pour l’ANACT, publié en juin 2022 à l’occasion de la Semaine pour la qualité de vie au travail, plus de 4 actifs sur 10 songeaient à quitter leur emploi dans les deux ans pour trouver « plus de sens » ailleurs. Et 2 actifs sur 10 – soit plus qu’avant la pandémie – s’interrogent sur le sens de leur travail.
Dans l’ESS, ces interrogations prennent toutefois une résonance particulière. À l’heure où l’ESS cherche à renforcer son attractivité et à sécuriser les parcours professionnels, la qualité de vie et la quête du sens au travail ne peuvent donc plus être considérés comme des sujets secondaires : ils conditionnent la capacité du secteur à tenir ses promesses sociales dans la durée.
Participer au baromètre QVT ESS apparaît comme essentiel pour une lecture collective, utile et concrète de l’état du travail dans l’économie sociale et solidaire. Car derrière les projets, les structures et les modèles économiques, il y a toujours des femmes et des hommes au travail.




